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| Que
dire d'Olivier
de Kersauson qui n'ai pas encore été dit et redit ? Beaucoup de choses, assurément ! Pour cela, il faut l'avoir rencontré. Comme moi. Nous avons échangé quelques mots au pied du "Tour du Monde", son fief surplombant les pontons du port de plaisance à Brest. Avec son équipage, il rentrait d'un second jour d'essais en mer d'Iroise, à bord de Géronimo apparemment en super-forme. Une rencontre courte, certes, mais suffisante pour m'apercevoir qu'Olivier est non seulement un marin exceptionnel (ça je le savais déjà !), mais aussi un homme avec un coeur gros comme ça ! Abordable. J'irai jusqu'à dire chaleureux ! (J'en vois déjà qui hurlent à l'hérésie !). Discret ? Il l'est. Le loup des mers n'aime pas la foule. Moi non plus ! ça tombe bien ! |
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Olivier
de Kersauson se
résume en cinq mots : mer, passion, tenacité, courage,
innovation.Ah ! J'oubliais : chasseur de records,
trophée Jules verne, Géronimo ! Le 5 mai 2002, Orange, le catamaran géant barré par Bruno Peyron arrivait en vainqueur à Brest, ravissant à Olivier de Kersauson le trophée de la convoitise en 64 jours, 8 heures, 37 minutes et 24 secondes, réalisant pour la première fois l'exploit de descendre le temps de référence du tour du monde à la voile par les trois caps sous la barre des 70 jours. Depuis 1997, Sport-Elec et le skipper brestois détenaient le précédent record réalisé en 71 jours, 14 heures 22 minutes et 8 secondes, soit une amélioration de 7 jours au bénéfice d'Orange. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! Orange et Sport-Elec n'ont rien de commun ! "Géronimo a un potentiel énorme comparé à l'ancienne plateforme", explique Olivier. Et c'est vrai, Les différents réglages en sont à la phase de mise au point. Quand on connaît le perfectionnisme du personnage... Puis, à la fin de l'année, équipage bien rôdé et bateau fin prêt se mettront en stand by. "Un record, c'est fait pour être battu", insiste-t-il, pas mécontent du challenge qu'il prépare consciencieusement, entouré d'une équipe technique compétente et de coéquipiers irréprochables. D'autres skippers se préparent eux aussi pour tenter de s'approprier ce magnifique trophée, le plus beau défi que connaisse la voile d'aujourd'hui, mettant en scène de véritables formule 1 des mers. L'édition 2003 promet d'être passionnante... Pour ma part, je te souhaite bon vent, Olivier. Ramène à Brest et aux brestois ce trophée qui te tient tant à coeur ! Allez ! J'ose un pronostic : descente sous les 60 jours ! Utopique ? Non. Géronimo peut le faire. 59 jours !... Et en cas de pétole, compte sur nous, les brestois, pour tous ensemble souffler dans les voiles ! |
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Bon vent, Olivier ! |