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Trophée Jules Verne 2003 BRAVO
et MERCI, OLIVIER |
68 jours, 1heure, 58 minutes 2 secondes |
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« Pour moi, cela a
été un très beau tour du monde, absolument magnifique
sur le plan maritime. À bord, il y a eu de
lacharnement. Humainement ce sont des moments très
émouvants et formidables. Nous avons eu la chance de
vivre une aventure maritime formidable, forte,
intéressante, variée bien quhostile. Nous sommes
un peu déçu de ne pas ramener autant que lon
aurait voulu à tous ceux qui nous ont soutenu. Il
ny avait rien à faire et cest frustrant, un
peu vexant même, mais on remettra ça, cest sûr,
dautant que la connaissance que nous avons
aujourdhui de Geronimo est très supérieure à
celle que nous en avions, il y a quelque temps » |
| ULES SUCCES D'UN ECHEC...U |
Oui, car indiscutablement,
Géronimo a démontré, sur son premier tour du monde par les
trois caps, son immense potentiel. La meilleure preuve en est que
pas moins de cinq records intermédiaires sont tombés dans
l'escarcelle d'Olivier et de son excellent équipage, équipage
qu'il salue pour sa prestation et dont il avoue être fier. A
n'en pas douter, ces records transitoires sur ce magnifique
parcours semé d'embûches ne seront pas faciles à reprendre. Le
grand trimaran gris à également montré ses énormes capacités
à évoluer dans les petits airs, une exceptionnelle vélocité
hors d'atteinte des catamarans.
Ce tour aura également permis à Olivier de Kersauson de faire
le bilan des améliorations à apporter à Géronimo afin de
repartir, plus fort encore, à la conquête de ce trophée. Un
nouveau mât plus haut de 4 à 5 mètres est d'ores et déjà
sérieusement envisagé. Cet espar était d'ailleurs prévu au
départ, dans le cahier des charges de la construction de
Géronimo. Une réflexion sur les foils est aussi d'actualité...
Dans sa configuration technique actuelle, en toute logique,
Géronimo aurait dû descendre le temps de référence de Bruno
Peyron acquis avec Orange l'an dernier (64 jours, 8 heures, 37
minutes 24 secondes). Un océan Indien et un Pacifique
détestables, une remontée infâme de l'Atlantique, barré par
un énorme anticyclone interdisant tout passage, phénomène
inhabituel en cette période de l'année, en ont décidés
autrement. Olivier de Kersauson n'a jamais connu, lors de ses
tours du monde précédents, de telles conditions de navigation.
Trahi par une météorologie exceptionnellement médiocre, des
mers qu'il qualifie de "dégueulasses", les presque
trois jours d'avance acquis sur le tableau de marche d'Orange
fondaient d'heure en heure, jusqu'à ce que tombe l'impitoyable
sanction : le record devenait hors de portée, après une pétole
de 28 jours interminables. Malgré ses efforts soutenus,
l'équipage restait impuissant devant une telle situation.
Mais ce serait mal connaître Olivier de Kersauson que d'affirmer
que cet échec est un coup fatal. Plus que jamais déterminé à
repartir (lui et Yves Pouillaude me l'ont confirmé à Brest),
têtu comme le vrai breton qu'il est, soutenu par ses sponsors,
il est évident que rendez-vous est pris pour une autre tentative
en 2004. Attendons-nous donc à voir Géronimo et son skipper
tenace, motivé, en attente d'une nouvelle fenêtre météo
dans... 10 mois.
JJG